Le XV
ième siècle est une période de mutation :
commencé au
Moyen Age en pleine
guerre de cent ans,
il se termine par les premiers pas de la
Renaissance.
Ce siècle aura en effet été le « Quatrocento » italien, et il aura vu sur le plan
européen des changements lourds de conséquence : chute de Constantinople, fin de la
guerre de cent ans, découverte de l'imprimerie et découverte de l'Amérique.
En France, la première moitié du siècle marque la seconde partie de la guerre de cent ans.
La folie du roi Charles VI permet l'emergence d'une guerre civile
entre les grands partis féodaux (Bourguignons et Armagnacs). Le roi d'Angleterre Henri V profite de l'anarchie
pour mener une guerre de conquête. Après l'épopée de Jeanne d'Arc, la tendance s'inverse.
Après la réconciliation des Armagnacs et des Bourguignons, les anglais sont définitivement "boutés" hors de France et y perdent toutes
leurs possessions traditionnelles. Au soir de la bataille de Castillon, Charles VII est le roi
incontesté d'un royaume réunifié.
La seconde partie du siècle marque l'affermissement du pouvoir royal :
Charles VII fait pièce au pouvoir de la Papauté par la Pragmatique Sanction, puis ses successeurs
commencent à réduire les plus remuants des derniers grands vassaux de la couronne
(Louis XI mène à sa perte le puissant duc de Bourgogne,
avant qu'Anne de Beaujeu et Charles VIII ne mettent au pas le duché de Bretagne).
La fin du siècle (et ses boulversements qui vont amener la montée en puissance de l'Espagne) voit s'annoncer les futures menaces :
le danger ne vient plus de l'Angleterre mais des Habsbourgs. Le premier champ de bataille de ce long bras de fer sera l'Italie,
où Charles VIII et Louis XII vont guerroyer. Les temps modernes sont là.