les chevaliers
Pour en savoir plus sur les chevaliers :
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l'âge d'or des chevaliers l'âge d'or des chevaliers
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Le titre de chevalier renvoit etymologiquement à la notion de guerrier lourd à cheval. L'équipement de ce type de combattant était très cher, il se retrouva donc très vite associé à la notion de combattant issu des milieux aisés, jusqu'à n'être plus que çà.

On a souvent essayé de montrer une filiation entre le chevalier et l'ordre équestre, une caste de citoyen romain. Même si les deux groupes se distinguent de leurs contemporains pour des raisons semblables (les chevaliers romains de l'ordre équestre étaient les citoyens les plus riches, seuls capables de se payer un cheval pour la guerre), le chevalier médiéval n'est pas l'héritier direct du citoyen de l'ordre équestre. Il lui ressemble.

Le chevalier médiéval apparait pendant le Xième siècle, sous les noms latins de miles ou de milites. La cavalerie lourde (apparue grâce à l'arrivée en Europe de l'étrier, qui apporte une meilleure stabilité au cavalier et lui permet donc de se charger plus en arme et en protection) se developpe est devient l'arme absolue sur les champs de bataille. Il s'agit donc à la base d'un soldat d'élite, à l'équipement couteux, mais pas necessairement d'une personne noble. Un combattant talentueux pouvait par ce biais gravir les echelons de l'echelle sociale.

Par la suite, le fort coût de l'équipement et de tout le decorum (adoubement, etc...), rendent inaccessible cette fonction aux plus modestes. Ce rôle devient de plus en plus le domaine des riches, donc des nobles. Socialement, ces derniers y trouvent aussi leur compte : D'une part elle leur permet de justifier leur rôle de combattant dans la société d'ordres. D'autre part elle offre un métier honorable (car à fort signe exterieur de richesse) aux fils des familles nobles qui ne sont pas l'aîné, puisque le système de succession donne tout à l'aîné et rien aux suivants. Très vite, la chevalerie devient une exclusivité de la noblesse d'abord par necessité économique, puis par corporatisme.

L'apparition de l'artillerie sonne le glas des châteaux forts et de la domination tactique des chevaliers sur les champs de bataille. Bien vite, leur position de guerrier d'élite disparait. Reste la dimension honorifique. Ce n'est pas pour rien que disparaitront les tournois et qu'apparait simultanément la notion d'ordres de chevalerie (Jarretière, Toison d'or, Etoile, etc...). Il ne s'agit bien évidemment plus de former une unité d'élite combattante, mais de distinguer des personnes en les honorant. A partir de la fin du moyen âge, le titre de chevalier (vidé de sa substance) n'est plus qu'un titre de noblesse (tout au bas de l'echelle).

l'âge d'or des chevaliers
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La période de gloire de la chevalerie se situe aux XIIième et XIIIième siècles. C'est l'époque de l'apparition de la mentalité chevaleresque :

  • Amour courtois (un premier pas très insuffisant mais significatif vers l'amélioration de la vision de la femme dans une société farouchement machiste)
  • Défense des opprimés (traditionnellement, la veuve et l'orphelin)
  • Défense de l'Eglise et de la foi
  • Fidélité à la parole et veneration du courage

Evidement, ce code est un idéal, et il ne faut pas l'imaginer universellement suivi, très loin de là (d'odieux individus continueront en particulier à allegrement maltraiter la veuve et assassiner l'orphelin). C'est cependant le code de conduite dont se reclameront les chevaliers, et c'est ce qui sous tend dans notre inconscient collectif l'image d'Epinal du preux chevalier.

Les batailles rangées où les chevaliers excellent sont plutôt rares (car trop aléatoire. on prefere plus souvent ruiner son adversaire en pillant ses territoires qu'en risquant une bataille en bonne et due forme). On voit donc apparaître les tournois qui permettent à la fois de se mesurer aux autres chevaliers et d'étaler sa bravoure.

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