|   |  | la Féodalité |
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Pour en savoir plus sur la Féodalité : |
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La féodalité est un type d'organisation de la société.
Ce système repose sur une cascade de relations de fidélité de personne à personne.
A chaque étage de cette gigantesque pyramide, un protecteur
(le suzerain) reçoit un serment de fidélité
d'un protégé (le vassal).
Dans la société féodale occidentale, le vassal s'engage à obéir et servir son suzerain,
en échange de quoi le suzerain lui concède le contrôle d'une portion du territoire
dont il dispose (le fief).
En haut de la pyramide, on trouve ainsi le roi
(qui n'est vassal de personne),
puis les ducs et comtes,
et ainsi de suite jusqu'aux serfs,
tout en bas de l'échelle sociale.
Le roi n'est plus le souverain direct de ses sujets.
Il n'est techniquement que le suzerain des plus puissants barons du royaume,
ces derniers étant eux mêmes suzerains de barons de moindre rang,
et ainsi de suite jusqu'aux plus humbles.
On voit bien que ce type d'organisation est révélatrice d'une désintegration
très grave du pouvoir central (plus du tout de notion d'Etat, auquel se substitue
une anarchie où le seul lien possible est une mise en dépendance vis à vis d'un protecteur plus puissant).
C'est aussi révélateur d'une société rurale et violente, où le pouvoir appartient
désormais à une caste de guerriers professionnels qui s'approprie la seule véritable
richesse : la propriété foncière.
L'établissement et le coeur du lien féodal
(on parle aussi de relation féodo-vassalique) est la cérémonie
de l'Hommage.
Par cette cérémonie, le vassal prête serment de fidélité
et d'assistance à son suzerain.
Il s'oblige par ce serment à certaines contraintes dures (et couteuses) clairement identifiées vis à vis de son suzerain.
En retour, le suzerain s'oblige à protéger son vassal et lui concède un fief.
Les premières racines de la Féodalité remontent à la fin de l'empire romain.
A cette époque, deux dispositions juridiques apparaissent indépendamment l'une de l'autre.
| | |  |  | La tenure
Une tenure est un bien foncier dont une personne (le propriétaire) confie
la mise en valeur à une autre (le tenancier, celui qui tient le bien du propriétaire).
Le bien est la propriété du propriétaire, mais c'est le tenancier qui en dispose et
en vit.
Il y a deux sortes de tenure :
- le franc-alleu, qui est une tenure sans contrepartie.
- le fief, qui est une tenure concédée en échange d'une contrepartie (un peu comme un loyer)
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Au début, la mise en place de la recommandation ne concernait que des enjeux domestiques
et mineurs : un domestique pouvait par exemple assurer certaines taches
subalternes dans la maison de son protecteur, en étant en contrepartie nourri, logé, habillé et
blanchi aux frais de celui-ci.
Quand les services rendus par le protégé ont commencé à toucher des taches où il
avait à gérer en autonomie des opérations couteuses (par exemple, gérer une exploitation
agricole pour le compte d'un riche propriétaire terrien), le protecteur a commencé à
procurer à son protégé les fonds pour le faire (don d'argent ou rente), ou bien
un moyen d'obtenir ces fonds indirectement.
Cette dernière solution s'est de plus en plus souvent materialisé par l'attribution d'une tenure.
A ce stade, l'objet principal du lien est encore la protection.
La concession d'une tenure est simplement un des moyens (mais pas le seul) que le
protecteur a d'assister son protégé. Et ce bénéfice n'est lié qu'à la personne,
quand le protégé meurt, la tenure n'est pas systématiquement reportée sur son héritier.
Sous les Carolingiens, ce cadre juridique
est très utilisé par le pouvoir qui y voit un moyen pratique de tisser
un lien fort de fidelité avec la forte classe guerrière.
Les commandements militaires et les propriétés foncières sont desormais confiés
comme fief en contrepartie de la recommandation.
La tendance s'inverse : auparavant, on pouvait obtenir une tenure parce qu'on
avait prêté serment de fidélité ; maintenant on prête serment de fidélité parce
qu'on veut obtenir un fief.
La caste guerrière exploitent d'une part les luttes fratricides des Carolingiens et
d'autre part les désordres et l'insécurités causés
par les Normands pour prendre à leur tour des protégés
qu'ils obligent de la même manière. Le lien du roi avec la masse des sujets se retrouve
ainsi cassé, au bénéfice de la caste guerrière (la futur Noblesse) qui se pose
en intermédiaire incontournable, et qui arrache au pouvoir en décomposition des
avantages de plus en plus exhorbitants.
| 18 novembre 843 : A l'assemblée de Coulaines Charles le chauve concède aux comtes leur non-révocabilité. C'est un grand pas vers le féodalité. |
| 14 juin 877 : Capitulaire de Quierzy : les charges deviennent héréditaires. Officialisation de la Féodalité. |
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