|   |  | les grands Capétiens |
|
| |
 | Limites de la période |  |
| Début : 27 juillet 1214 = Bataille de Bouvines. La France est victorieuse de l'Angleterre, de l'Empire et des Flandres Fin : 29 novembre 1314 = Mort de Philippe le Bel à Fontainebleau. Avenement de Louis X | |
 |
 | Résumé |  |
| Les temps ont changé : le roi de France est redevenu la première
puissance du royaume et les territoires qu'il contrôle directement
sont à présent plus vastes que ceux de chacun de ses vassaux.
De menacé, il devient inquiétant pour les Grands féodaux.
Il apparaît aussi de plus en plus dangereux à ses voisins
: une intervention du roi de France à l'étranger devient
tout à fait possible (alors que l'idée aurait fait sourir
un siècle plus tôt).
Le monde change également : les croisades se terminent (celles
de Terre Sainte, mais aussi la
croisade contre les cathares),
les royaumes chrétiens d'Espagne gagnent
en territoire et en puissance, le commerce devient européen et
méditerranéen (ce qui entrainera de nombreuses mutations
de l'économie).
Après le grand règne de Philippe Auguste qui aura donné
à la monarchie française une unité territoriale et les
moyens de la défendre, deux autres rois d'exception finiront de faire
de la France la première puissance d'Europe : Saint Louis (par la
création d'un système judiciaire codifié) et Philippe le Bel
(qui dotera le pays d'une administration structurée et efficace,
tout en posant les fondements des institutions d'un état moderne).
| |
 |
 |
 | Pour en savoir plus sur les grands Capétiens : |
|
|  | Pages liées | |
|
Au soir de Bouvines, Philippe Auguste a gagné la dernière
manche d'un coup de force incroyable : la petite monarchie capétienne
a réussi à abbatre le géant Plantagenêt et
est devenue la dynastie regnante incontestée d'un pays en voie
de réunification.
 | | | La France après Bouvines |
Philippe Auguste refusa toujours de s'impliquer dans la
croisade contre les Albigeois,
qui est devenu un conflit politique et une
conquête des territoires du Midi par les seigneurs du nord. Néanmoins,
il laisse le prince Louis (futur Louis VIII) mener une première
intervention (effets limités) et investit officiellement Simon
de Montfort des territoires conquis (que l'Eglise avait déjà
attribué à Montfort par le concile du Latran) : comté
de Toulouse, duché de Narbonne, vicomté de Béziers,
etc...
| 22 decembre 1216 : Saint Dominique fonde l'ordre des Frères Précheurs (Dominicains) pour lutter contre l'hérésie cathare. |
| entre 1200 et 1230 : Le roi Lalibela d'Ethiopie fait creuser onze églises monolithes. |
Toute la fin du règne (depuis
1200) sera marquée par des conflits avec la Papauté à
cause des démélées matrimoniales du roi. Ce dernier
sera plusieurs fois excommunié, et le royaume sera même frappé
d'Interdit (interdiction aux prêtres de célébrer les
cérémonies et de donner le moindre sacrement... donc plus
de mariages et plus d'enterrements !). Il s'agit là de problèmes
liés uniquement aux affaires "privées" du roi, et pas d'un
conflit plus idéologique comme ce sera le cas avec Philippe le Bel.
|  |
Philippe Auguste juge la monarchie capetienne et le principe d'hérédité
suffisamment bien implanté pour ne plus avoir besoin de faire
sacrer le fils aîné du vivant du père. C'est la première
fois qu'un Capétien procède ainsi.
Louis VIII commence son règne en enlevant quelques territoires
supplémentaires aux anglais (Poitou, Saintonge, Périgord, Limousin,
etc...). Il ne parvient pas à leur reprendre la Guyenne.
 | | fevrier 1224 : Amaury de Montfort donne les droits sur les fiefs de son père à la couronne. |
Détenteur de ces droits, le roi Louis VIII participe à
la dernière phase de la croisade contre les Albigeois.
Il organise «la croisade royale»
qui n'est en fait qu'une prise en main du Languedoc au profit de la couronne.
Cette manoeuvre ne lui porte pas chance car il meurt de maladie au retour
de la croisade, après un règne éclair d'un peu plus
de deux ans.
|
Avant de partir à la croisade contre les Albigeois,
Louis VIII avait, comme l'exigeait la coutume,
fait un testament, que personne ne pensait voir appliquer. Dedans, il
préconisait de donner la couronne à son fils aîné,
Louis (futur Saint Louis), mais de donner en «
apanage » une riche province à chacun de ses autres fils.
A la mort prématurée du roi, il faudra bien appliquer
ce testament désastreux qui entraînera à chaque génération
le même morcellement du domaine royal que celui qui avait jadis
été fatal aux Carolingiens.
| 1226 : Bulle d'or de Rimini : Les chevaliers Teutoniques sont chargés de conquérir la Prusse (païenne). |
Le Gothique arrive dans les années 1230-1240 à son second
stade : le Gothique Rayonnant. Les grandes villes d'occident sont plus
que jamais les chantiers des grandioses cathédrales.
Saint Louis est encore enfant à
la mort de son père, la régence sera assurée, avec
un certain talent, par sa mère la reine Blanche de Castille. Les
grands féodaux de France n'attendaient qu'un signe de faiblesse du
pouvoir royal pour relever la tête et tenter de s'affranchir du pouvoir
du roi. Le début de la régence de Blanche de Castille est
donc très difficile car il lui faut lutter à plusieurs reprises
contre les grands féodaux soutenus par le roi d'Angleterre.
|  |
La situation dans le Nord de la France stabilisée, Blanche
de Castille contraint le comte de Toulouse à signer le traité
de Meaux, mettant fin à la partie politique de la Croisade contre les Albigeois au bénéfice du pouvoir royal.
| 12 avril 1229 : Signature du traité de Meaux et réconciliation de Raymond VII avec l'Eglise. |
| 15 juillet 1240 : Bataille de la Neva : les russes d'Alexandre Nevski battent les suedois. |
| 6 decembre 1240 : Les Tatars (mongols) prennent et détruisent Kiev. |
|
| 23 août 1244 : Les croisés perdent définitivement Jerusalem. |
| |  |  |  | |  | C'est à cette époque que se déroulent les actions des bandes dessinées «les aigles décapités» et «les tours de Bois-Maury» |  | |  |
|  |
|  |
| |
|
 | Très mystique, Saint Louis décide de partir en croisade.
| 1248 à 1250 : Invasion de l'Egypte par Saint Louis qui est vaincu et capturé. |
| 23 novembre 1248 : Prise de Séville aux musulmans par Ferdinand III, roi de Castille et de Léon. Il ne reste plus aux musulmans que le royaume de Grenade, qui paie tribut. |
|  |
| 2 mai 1250 : Les mamelouks (anciens esclaves turcs) prennent le pouvoir en Egypte. |
| 10 fevrier 1258 : Les Mongols prennent et détruisent Bagdad. Ils tuent le dernier Calife. |
| 25 juillet 1261 : L'empereur byzantin Michel VIII Paléologue reprend Constantinople aux Latins. Les Byzantins ont repoussé les Croisés. |
| 1261 : Les mamelouks egyptiens repoussent les mongols et les empèchent d'envahir l'Afrique. |
| 1264 : Les Mongols dominent toute la Chine. |
En France, Saint Louis lutte contre
les grands vassaux, mais surtout réforme et codifie la justice.
Son système judiciaire est rigoureux (inclusion de la torture dans
la procédure judiciaire, pas de présomption d'innocence),
mais offre une réelle amélioration vu les mœurs de l'époque
et surtout offre avec les tribunaux royaux une alternative plus équitable
à l'arbitraire des seigneurs ayant droit de justice sur leur terre.
A la libre appréciation d'un seigneur tout puissant et sans appel
(et bien souvent juge et parti), on substitue des lois et des usages, bref
: un droit (héritage de l'ancien droit romain).
|  |
 |
Saint Louis décide de repartir
en Croisade, avec son fils le prince Philippe (futur Philippe III) mais
sans le fidèle Joinville. Il n'ira pas plus loin que Tunis où
il mourra de la dysentrie (et pas de la peste comme on le dit généralement).
Même si on parlera encore de Croisade pendant des décennies, c'est la dernière de ces expéditions
qui s'achève, sans même avoir atteint la Terre Sainte.
|  |
Le règne de Philippe III commence
par un retour sans gloire de croisade (ramenant la dépouille de
Saint Louis).
| 1er octobre 1273 : Rodolphe de Habsbourg est élu roi des romains. Avènement de la dynastie des Habsbourg. |
| 1271 à 1295 : Marco Polo visite la Chine sous domination mongole du khan Qoubilaï. |
| 7 mars 1274 : Mort de Saint Thomas d'Aquin. |
Au cours du règne, plusieurs territoires furent rattachés
par héritage, pariage ou annexion : Poitou, Toulousain, Vivarais
et Lyonnais.
|  |
| 1274 à 1281 : Les mongols de Qoubilaï tentent sans succès d'envahir le Japon. |
| |  |  |  | |  | C'est à cette époque que se déroule l'action de la bande dessinée «le vent des Dieux» |
|  |
|  |
| |
|
| 1279 : Qoubilaï est proclamé empereur. Apogée de l'empire mongol. |
 | Philippe III subit de nombreuses démêlées
avec l'Aragon à propos du passage de la Navarre dans la mouvance
française. Le point culminant de cet épisode étant
la catastrophique croisade d'Aragon, où le roi se trouva entrainé
à la suite des Vêpres Siciliennes :
| 28 avril 1282 : Vêpres Siciliennes. A Palerme, tous les Français (angevins) sont massacrés, à l'instigation de Pierre III d'Aragon. |
|
| 1285 : Guerre contre l'Aragon. |
Philippe le Bel est le premier roi à régner sur la France
et la Navarre (couronne qu'il tient par sa femme la reine Jeanne).
| vers 1300 : Dans les Andes, les Incas s'installent près de Cuzco. |
| vers 1300 : En Amerique centrale, les Aztèques arrivent dans la vallée de Mexico. |
A son avènement, le jeune Philippe
le Bel reçoit du Grand Khan des mongols un éléphant
et des propositions alléchantes : réaliser le vieux rêve
mongol, c'est-à-dire écraser le monde arabe en le prenant
en tenaille entre les mongols à l'est et les croisés à
l'ouest. Mais Philippe le Bel n'est pas Saint Louis
et il restera toujours sourd aux chimères de la Terre Sainte préférant
rester en France s'occuper de ses états.
|  |
| 1290 : Osman Ier fonde l'empire ottoman. |
| 1290 : Les Juifs sont chassés d'Angleterre. |
| 18 mai 1291 : Chute d'Acre : fin de deux siècles de présence franque en Orient. |
L'œuvre administrative de Philippe le Bel est colossale. Il réforme
la justice et met en place une administration efficace
et très centralisatrice. Il s'entoure de légistes (les «
chevaliers ès-loi ») souvent issus du Tiers Etat et choisis
pour leurs compétences et non pour leur naissance (au grand dam
des grands féodaux !) tel son ministre Enguerrand de Marigny (né
roturier).
 |
Philippe le Bel a une conception de l'Etat qui dénie toute
autorité au Pape et à l'Eglise sur la France. Dans ce sens,
il limite les pouvoirs de l'Inquisition. La lutte est ouverte avec le Saint
Siège : tandis que Boniface VIII (fervent partisan de « l’Imperium
Mundi », doctrine qui voit le Pape comme « empereur du monde »
et roi des rois) fulmine les excommunications et les interdits, Philippe
le Bel institue les Etats du Royaume (ancêtres des Etats Généraux)
et s'appuie sur les trois ordres contre le pape. Le fait est important
car non seulement c'est la première fois que l'on demande son avis
au Tiers Etat, mais surtout le roi n'est plus uniquement un souverain sacré
de droit divin, il l'est aussi car telle est la volonté du peuple
représenté par les trois ordres. Certains historiens voient
dans cet événement la véritable naissance de la France.
A la fin du conflit, les envoyés du roi de France (conduits par
le garde des sceaux Guillaume de Nogaret) participent à la prise
d'assaut du palais d'été du Pape à Anagni avec pour
mission de signifier au Pape son inculpation pour hérésie,
voire de l'enlever (quand on est «roi très chrétien»
de «la fille aînée de l'Eglise», en plein Moyen Age,
il faut oser !). Le pontife est capturé et, dit-on, giflé
sur le trône de Saint Pierre.
| 7 septembre 1303 : «Attentat d'Anagni» contre le Pape Boniface VIII. |
Le cœur du vieux pape Boniface VIIIn'y résistera pas, il meurt quelques semaines après. La Papauté
quitte Rome et vient s'installer à Avignon (avec une garnison française
à côté pour la surveiller). Plus jamais les Papes
ne prétendront régner sur l'Occident.
|  |
Philippe le Bel impose de plus son autorité aux grands vassaux.
Il interdit les guerres privées, limite le droit de justice et
interdit aux seigneurs de battre monnaie. Il affranchit les serfs du
domaine royal et donne le droit à tous les serfs de France de
se racheter. Il crée de plus la « bourgeoisie du roi »,
qui est un droit permettant à toute personne du royaume de se libérer
de la tutelle d'un seigneur ou d'une ville pour devenir sujet direct du
roi ; c'est le premier pas vers la citoyenneté moderne.
Le roi favorise le peuple pour mieux affaiblir les grands seigneurs.
Ses principales démélées auront lieu avec les flamands
(partagés entre leur inclusion historique et féodale dans
la France et leur survie économique, avec l'Angleterre comme principal
partenaire commercial) contre lesquels il mène plusieurs guerres
: défaite de Courtray et victoire Mons-enPévèle. Il
préfère cependant la négociation à la guerre
: s'il mobilise souvent pour faire une démonstration de force et d’autorité,
il n'engage pratiquement jamais de bataille, hasardeuses et coûteuses
en vies humaines, et préfère négocier en position de
force.
| 1297 : Première campagne de Philippe le bel contre le comte de Flandres qui s'est allié au roi d'Angleterre. |
| 11 juillet 1302 : Désastre de Courtray face aux milices flammandes. |
| 10 août 1304 : Victoire de Mons-en-Pévèle sur les Flammands. |
| 23 juin 1305 : Traité de paix d'Athis-sur-Orge avec les Flammands. |
Cette politique et ces réformes coûtent cependant très
cher. Pour ce roi, qui se veut implacable et pour qui tout doit ployer
devant l'autorité royale, « la fin justifie les moyens ».
Pour financer les buts (souvent louables) de sa politique, il n'hésite
pas à recourir à des moyens qui frapperont la conscience
populaire et terniront son image dans l'Histoire :
- spoliation de certaines minorités
: principalement les juifs et les banquiers lombards. Ces exactions
sont cependant malheureusement ordinaires dans ce temps, et ces minorités
seront encore bien plus malmenées sous les premiers Valois.
| 25 mars 1306 : Robert Bruce est couronné secrètement roi d'Ecosse. |
| 1306 : Arrestation et saisie des biens des juifs. Ils sont chassés de France. |
- manipulations de la monnaie, qui
lui valent le surnom de « faux-monnayeur » : L'altération
des monnaies vient du fait que la « monnaie de compte » du
Moyen Age est la livre tournoi qui n'a pas d'existence matérielle
(il n'existe pas de pièces en livre tournoi) et du fait du bimétalisme
(or et argent) du système monnétaire français. Les
variations relatives de la livre et du prix des deux métaux (différents
de la valeur "nominale" des pièces) entraîne la spéculation
sur les métaux précieux et amène à la pénurie
d'or et d'argent. A cela s'ajoute une crise qui découle en réalité
des mutations économique du temps : l'économie n'est plus
régionale ou même nationale, elle devient européenne
et méditerranéenne (une sorte de mini-mondialisation). Ces
phénomènes ne sont pas compris par l'homme de la rue qui attribue
tous les torts au roi qui "falsifie" la monnaie de compte. Ces manœuvres
suscitent ainsi des émeutes qui sont impitoyablement réprimées
dans le sang.
 |
- procès des Templiers :
Les Templiers étaient à la base l'un des trois ordres de
moines soldats chargés de protéger les pélerins et
leurs biens en Terre Sainte. Ne dépendant que du Pape, ils acquièrent
par dons (c'était la bonne œuvre de l'époque) des propriétés
(les commanderies) dans toute l'Europe, et en particulier en France. Avec
la disparition des royaumes francs de Terre Sainte, ils perdent leur raison
d'être et, à cause de leur énorme richesse, deviennent
les principaux banquiers de la Chrétienté en général
et du roi de France en particulier. Le commandement de l'ordre est à
Paris, au Temple. Philippe le Bel, qui ne peut tolérer la présence
d'une armée d'élite ne dépendant que du Pape sur le
sol français, décide d'abattre cet Etat dans l'Etat, tout
en faisant disparaître le principal créancier du Trésor
Royal. Il monte une formidable opération de police qui lui permet
de cueillir un beau matin au pied du lit presque tous les Templiers de France
et de Navarre.
|
Il leur fait un procès ignominieux pour hérésie
et sorcellerie qui s'étale sur 7 ans (de 1307 à 1314).
| novembre 1309 : Début du procès des Templiers. |
A force de pression, il obtient du nouveau pape d'Avignon la dissolution
de l'ordre, dont les biens sont remis aux Hospitaliers.
| 3 avril 1312 : Suppression de l'ordre des Templiers par le pape Clément V dans la bulle "Vox in excelso". |
| 1312 à 1337 : Kankan (ou Mansa) Moussa est roi musulman du Mali. |
| 24 juin 1314 : Les écossais révoltés de Robert Bruce battent les anglais à Bannockburn. |
Ces épisodes tragiques sont ceux que l'imagerie populaire retient
le plus souvent, faisant de Philippe le Bel un roi cruel, orgueilleux
et cupide, qui fut effectivement craint et peu aimé de son vivant.
Elle oublie peut être un peu vite que c'est ce même roi a gagné
l'indépendance de la France vis-à-vis de la Papauté,
qui a donné aux serfs accès à la liberté,
qui a donné pour la première fois la parole au peuple (Etats Généraux
et grands officiers issus de la roture), qui a amené
les grands vassaux à l'obéissance (il faudra attendre Louis XIV pour que çà se reproduise !), qui a doté
le pays de l'administration (financière et judiciaire) la plus moderne
et la plus efficace de ce temps et qui a assuré à la France
une paix relative pendant son long règne. La morale de cette histoire
(s'il y a une morale dans l'Histoire) est qu'il n'est pas nécessaire
d'être cruel et méchant pour perpétrer des actions
répréhensibles.
Philippe le Bel est totalement méconnu en tant qu'homme tant il
s'employa à donner de lui une image abstraite de roi inaccessible
aux sentiments du commun des mortels. L'évêque de Pamiers,
Bernard de Saisset, dira de lui : « il a beau être le plus
bel homme du monde, il ne sait que regarder les gens sans rien dire. Ce
n'est ni un homme, ni une bête, c'est une statue ». Cet homme
prétendument insensible ne se remariera pourtant jamais après
la mort de sa femme, alors que le mariage était le moyen le plus
répandu d'accroître ses territoires.
| © 2000-2013 : N. HIS - Site HIStoire [ Dernière mise à jour : 21 mai 2013 ] - Visiteurs : |  |
| |
| |