La Horde s'est alors repliée quelque part entre Troyes et Châlons,
dans une grande plaine qu'on appelle les Champs Catalauniques.
Les Huns ont installé un camp où Attila doit ruminer sa vengeance et ses prochains pillages.
Le 20 septembre, la surprise des Huns doit être énorme de se voir une nouvelle fois attaquer.
Et par quelle armée !
Par la plus formidable coalition que la Gaule aie jamais vue.
Aetius a réussi son formidable défi.
Ils sont tous là, les peuples de la Gaule :
les Romains, les Gallo-Romains, les Wisigoths, les Burgondes, les Bretons, les Francs (saliens et ripuaires).
Les ennemis d'hier et de demain mettent leurs différences entre parenthèses et
marchent côte à côte :
la Gaule est en danger, ils viennent la défendre.
Le vieil Empire moribond relève la tête une dernière fois pour un ultime flamboiement.
Imaginons un instant cette cohue où les légions romaines cotoient les barbares de tous poils !
Les langues, les équipements et les tactiques de combat si différentes.
Mais Aetius est un général de génie.
La bataille est l'une des plus importantes de l'Histoire.
L'une des plus sanglantes aussi. Les combats durent trois jours.
Trois jours d'atroce boucherie.
Au milieu de son camp,
Attila a fait dresser un immense bucher pour s'y jeter plutôt que d'être pris vivant.
Il ne le fera pas uniquement car il pourra se sauver avec les rescapés de la Horde à la faveur de la nuit.
22 septembre 451 8 : L'armée coalisée est maitresse du terrain. La Horde des les Huns[Peuple] Huns a été écrasée. |
Les peuples de la Gaule ont chèrement payé cette victoire par un monceau de cadavres ;
le roi des Wisigoths Théodoric est mort au combat.
Mais ils sont victorieux et la Gaule est sauvée.
Attila repasse piteusement le Rhin avec les restes de sa Horde.
Jamais on ne les reverra en Gaule.