  |  | la Fronde |
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 | Limites de la période |  |
| Début : 10 juillet 1648 = Déclaration des 27 articles (limitation des pouvoirs du roi) Fin : 3 août 1653 = Soumission de Bordeaux. Fin de la Fronde | |
 | Résumé |  |
| La Fronde est une série de graves troubles (on peut même parler de guerre civile)
à propos des structures même de la société :
le gouvernement royal cherche à renforcer son absolutisme,
les parlements cherchent à instaurer un régime parlementaire à l'anglaise
et les nobles veulent restaurer leurs anciens privilèges.
Tous les mécontents se retrouvent donc dans ce bras de fer avec le pouvoir royal,
cristalisant leur haine sur le ministre Mazarin.
A lire le récit des évenements, on a l'impression d'assister à la répétition générale de la Révolution.
Il n'y manque rien : pas même la fuite du roi et la prise de la Bastille !
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 | Pour en savoir plus sur la Fronde : |
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|  | Pages liées | |
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| 30 janvier 1648 : L'Espagne reconnait l'ndépendance des Provinces Unies au traité de Munster (un des traités de Westphalie). |
| 10 juillet 1648 : Déclaration des 27 articles (limitation des pouvoirs du roi). |
La Fronde des parlementaires est initiée par le Parlement de Parisqui promulgue la déclaration des 27 articles en réaction à l'édit de renouvellement de la Paulette.
Le rôle d'origine du Parlement de Paris (ainsi que des Parlements de provinces)
est de voter les impots ; ils ne sont donc juridiquement compétents qu'en matière fiscale.
Néanmoins, le Parlement de Paris va tenter de se faire reconnaître comme représentation nationale
et d'instituer une monarchie parlementaire à l'anglaise.
La volonté de briser l'absolutisme royal peut apparaître justifiée à nos esprits modernes,
il faut cependant voir que le Parlement n'a rien d'une chambre élue
(ce sont les Etats Généraux qui sont élus...),
mais est constitué de magistrats
(les «robes rouges») parisiens détenant une charge héréditaire.
C'est donc une sorte de seconde Noblesse (la «noblesse de robe») moins prestigieuse
que la «noblesse d'arme», et qui pour cela la jalouse.
La Fronde parlementaire n'est donc pas une révolution populaire, c'est juste une révolution de palais.
Les tentatives des robes rouges de voler le pouvoir aux barons seront nombreuses jusqu'en 1789,
où ils y parviendront, mais perdront à leur tour le contrôle de la situation et ce sera la Révolution
(mais nous n'en sommes pas encore là!).
| 26 août 1648 : Arrestation du parlementaire Broussel. |
La population de Paris se soulève et la révolte se rend maîtresse de la capitale.
| 28 août 1648 : Le parlementaire Broussel est relâché. |
| 24 octobre 1648 : Traités de Westphalie : la France sort de la guerre de 30 ans en gagnant les 3 évêchés et la plus grosse partie de l'Alsace. |
| nuit du 5 au 6 janvier 1649 : Fuite de la reine, du roi et de Mazarin à Saint Germain. |
Comme Henri III (et contrairement à Louis XVI),
le jeune Louis XIV sera évacué avec succès (à Saint Germain).
Il gardera de cette fuite humiliante une cuisante blessure qui l'incitera sans doute plus tard à s'éloigner
du Louvre trop exposé à la vindicte populaire.
Encerclés dans Paris par le grand Condé,
les parlementaires se soumettent contre un pardon général.
| 11 mars 1649 : Paix de Rueil : pardon général pour les insurgés de la Fronde. |
Condé, en récompense des services rendus,
veut se faire nommer premier ministre à la place de Mazarin.
Il faut trancher, et Condé est arrêté.
| 19 janvier 1650 : Arrestation de Condé. |
La Noblesse se soulève.
| 1649 à 1650 : Fronde des princes. |
Les troubles intérieurs s'aggrave de l'intervention de l'Espagne :
le grand Turenne commande les armées espagnoles qui combattent l'armée française !
| janvier 1651 : Union des deux Frondes (parlementaires et princes). |
| nuit du 9 au 10 février 1651 : La foule envahit le Palais Royal pour voir le petit roi. |
Cette union est contre nature :
les parlementaires veulent une monarchie parlementaire et l'abaissement autant des Grands que du roi ;
les princes sont partisans d'une «monarchie féodale»,
avec abaissement des pouvoirs des parlements et du roi.
Ces deux partis antagonistes sont cependant soudés par leur ennemi commun : l'absolutisme royal.
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Les parlementaires réclament le départ de Mazarin.
Devant l'anarchie générale, le cardinal s'incline et s'exile.
Turenne fait alors sa soumission.
| 1651 à 1653 : Fronde de Condé. |
Condé, lui, refuse de se soumettre et déclenche de nouveaux soulèvements et marche sur Paris.
Il est arrêté par Turenne, nouveau commandant des armées royales.
Paris est aux mains des Frondeurs, la Bastille est prise (ô 1789!).
La «Grande Mademoiselle»
(duchesse de Montpensier, fille de Gaston d'Orléans)
fait tirer les canons de la Bastille sur l'armée royale,
sauvant Condé en difficulté dans le faubourg Saint Antoine.
Condé se met la population à dos (massacres de l'hôtel de ville) et doit fuir aux Pays Bas.
La guerre civile se termine enfin, avec une repression modérée des révoltés.
Le cardinal de Mazarin revient aux affaires.
Le jeune Louis XIV a dès lors compris que s'il veut installer la monarchie absolue,
il lui faut museler et les parlementaires
(le Parlement perdra bientôt tout pouvoir et ne sera plus qu'une simple chambre d'enregistrement des lois)
et les nobles
(qu'il domestiquera avec beaucoup d'habileté,
les changeant en courtisans n'aspirant plus qu'à plaire et flatter).
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