|   |  | le XVIIième siècle Le Grand Siècle |
|
| |
 | Résumé |  |
| Le XVII ième siécle est celui de la mise en place de la monarchie absolue.
La France vient tout juste de sortir des guerres de religion.
Après le dernier sursaut de la Fronde, les nobles rentreront dans le rang et ne seront plus que de simples courtisans.
Sous Louis XIV, c'est l'âge d'or des grands artistes au service du pouvoir.
Versailles est bâti et les grands noms du théâtre classiques (Molière en tête) écrivent leurs célèbres pièces.
| |
Pour en savoir plus sur le XVII ième siècle : |
|  | Pages liées | |
|
 | France |
|  | Angleterre |
|  | Espagne |
|  | Saint Empire |  |
|
Le XVIIième siècle a vu se succéder des ministres marquants aux pouvoirs
étendus.
Rien de commun, pourtant, du point de vue des personnalités.
Comment pourrait-on comparer l'inflexible Richelieu,
le diplomate Mazarin, le flamboyant Fouquet et
le sévère Colbert?
Chacun a contribué à sa façon à installer et renforcer le pouvoir royal
absolutiste des rois Bourbons. Ce sont ces ministres hors du commun qui
feront cruellement défaut à Louis XV puis à Louis XVI.
Le XVIIième siècle est celui des grands auteurs classiques du théâtre français.
Corneille et Racine se succédant en tragédien, et Molière dominant la comédie.
| janvier 1637 : Première représentation du Cid de Corneille. |
| 1659 : Molière écrit les Précieuses ridicules. |
| 26 decembre 1662 : Première représentation de l'école des femmes de Molière. |
| 12 mai 1664 : Première représentation du Tartuffe de Molière. |
| 4 juin 1666 : Première représentation du Misanthrope de Molière. |
| 1666 : Molière écrit le médecin malgré lui. |
| 17 novembre 1667 : Première representation de l'Andromaque de Racine. |
| 9 septembre 1668 : Première representation de l'Avare de Molière. |
| 16 decembre 1669 : Première representation du Britannicus de Racine. |
| 1670 : Molière écrit le bourgeois gentilhomme. |
| 1670 : Première representation de Bérénice de Racine. |
| 1671 : Molière écrit les fourberies de Scapin. |
| 1672 : Molière écrit les femmes savantes. |
| 1673 : Molière écrit le malade imaginaire. |
| 1er janvier 1677 : Première representation du Phedre de Racine. |
Louis XIV est bien sur le roi de Versailles.
Le palais somptueux de Versailles est à la fois un symbole, un refuge
et un instrument de gouvernement :
-
C'est d'abord un symbole car il montre à la face du monde la magnificence
du roi de France (le sage a dit «l'homme construit sa maison à
la mesure de son ambition») qui trouve, dans un pays en guerre avec
tous ses voisins, les ressources pour construire une telle merveille.
-
C'est aussi un refuge, car éloigné de Paris, il n'est plus
à la merci des soulèvements de la rue qui ont mis en péril
tant de rois (Philippe le Bel, Charles V quand il était régent,
Henri III... et même Louis XIV enfant pendant la Fronde!).
Les Révolutionnaires de 1789 ne s'y tromperont pas quand ils ramèneront
la famille royale «à portée de main» à
Paris.
-
C'est enfin un instrument de pouvoir car le palais devenant siège
du gouvernement, on n'existe politiquement que si l'on se montre à
Versailles. Le château deviendra ainsi une prison dorée pour
les Grands qui seront définitivement muselés. Réduits
à l'état de courtisans, ils ne se disputeront plus désormais
que pour le privilège de tenir la robe de chambre du roi! Jamais
plus ils ne défieront l'autorité royale ; la Fronde aura
été leur dernier sursaut.
| 6 mai 1682 : Louis XIV fait de Versailles la résidence officielle de la Cour et le siège du gouvernement. |
En un sens, Versailles est un coup de maître, car il résoud
le problème des rebellions des Grands, qui empoisonnent la vie du
royaume depuis les Carolingiens.
Il a cependant un effet nefaste que le Roi Soleil n'a pas aperçu
: tout ce beau monde, et en particulier le roi, va désormais vivre
en vase clos, dans un univers fermé et doré (qu'ils prendront
l'habitude de dénomer «ce Pays-ci», par opposition au
reste de la France, c'est-à-dire la roture) et perdront le contact
avec le peuple, la base et la réalité du monde. C'était
pourtant une des grandes forces des Capétiens : sans être
familiers, de nombreux rois ont aimé se mêler au peuple pour
«prendre la température» et connaître directement
l'opinion de l'homme de la rue. Certains exemples sont célèbres
et sont même devenus des images d'Epinal : Saint Louis rendant la
justice sous son chêne, Philippe le Bel se promenant dans les rues
de Paris, Louis XI ou Henri IV se mêlant volontiers au commun des
mortels.
Avec Versailles, c'est fini. Le roi devient à
son tour prisonnier de la cage dorée qu'il a forgé pour lesGrands.
Le roi, maître incontesté d'un monde de courtisans, ne gouverne
plus que d'après les informations indirectes de son administration.
La Noblesse, jadis classe combattante censée protéger le
reste de la société, n'est plus qu'une caste parasite et
inutile, vivant du labeur des autres dans un monde de luxe étourdissant,
et sourde aux réalités de «ce Pays-là».
Et quand la coupe débordera, ce sera la Révolution.
|  |
Sous Louis XIV, les arts sont florissants et sous mécénat
(avant la lettre) royal. Ils sont ainsi à la complète dévotion
du roi. C'est l'époque des grands Classiques : Molière, Racine
et Corneille.
| © 2000-2013 : N. HIS - Site HIStoire [ Dernière mise à jour : 21 mai 2013 ] | |
| |