la bataille d'Hastings
14 octobre 1066
Le contexte

Le vieux roi Edouard le confesseur
Roi d'Angleterre  
[vers 1004 / 5 janvier 1066]
 
[Biographie]
Edouard le Confesseur
n'a pas d'enfant. Pour éviter une guerre de succession, il tente de régler à l'avance la question. Selon les Normands, il désigne son cousin le duc de Normandie Guillaume le conquérant
Duc de Normandie et roi d'Angleterre   
[vers 1028 / 9 septembre 1087]
[Biographie]
Guillaume
, à qui il le fait annoncer par son beau-frère Harold II - Harold Goldwinson
Roi d'Angleterre  
[? / 14 octobre 1066]
[Biographie]
Harold
. Selon les Saxons, le vieux roi se ravise sur son lit de mort et désigne finalement Harold.

A la mort du vieux roi, Harold s'installe sur le trône... et Guillaume conteste. Guillaume rassemble alors une armée qui traverse la Manche et va combattre Harold sur le sol anglais.

Edouard le confesseur

Harold a déjà stoppé une première armée d'invasion (du roi de Norvège) à Stamfordbridge. Il ne peut empecher Guillaume de débarquer à Penversey et de s'installer à Hastings.

Les protagonistes

Coté Normand, le duc Guillaume commande en personne. Son armée est constituée de Normands, mais aussi d'un fort contingent de Bretons. Des mercenaires venus de toute l'Europe viennent completer cette armée.

Coté Saxon, le commandement est assuré par le roi Harold II lui-même.

Le déroulement
Guillaume le conquérant
 13 octobre 1066 1 : Dans la nuit, les troupes d'Harold II - Harold Goldwinson
Roi d'Angleterre  
[? / 14 octobre 1066]
[Biographie]
Harold
prennent position sur la colline de Senlac près d'Hastings.
 14 octobre 1066 2 : Les troupes de Guillaume le conquérant
Duc de Normandie et roi d'Angleterre   
[vers 1028 / 9 septembre 1087]
[Biographie]
Guillaume de Normandie
sortent d'Hastings et prennent position sur la colline de Telham.

Guillaume a réparti son armée en trois colonnes :

  • à gauche, les Bretons, Manceaux et Poitevins
  • au centre les Normands
  • à droite, des Flamands et des mercenaires de toute régions de France et d'Allemagne.

Chaque colonne est divisée en trois formations :

  • devant, les archers
  • au milieu, l'infanterie
  • derrière, la cavalerie.

Chevalier normand

Harold a installé ses troupes en position défensives. Après les premières volées de flèches, Guillaume lance infanterie et cavalerie à l'assaut.

Harold a fait amenager des fosses avec des pieux. L'aile gauche va donner dedans et se débande. Bretons, Manceaux et Poitevins refluent, talonnés par les Saxons. Dans le même temps, le bruit de la mort de Guillaume circule dans les rangs Normands, provoquant la stupeur. Guillaume, debout sur ses étriers et le casque relevé, se montre comme il peut. Son porte-etendard, Eustache de Boulogne, le suit en le montrant du doigt pour confirmer que c'est bien le duc de Normandie. Les troupes reprennent courage. Les saxons qui avaient poursuivi l'aile gauche en retraite sont taillés en pièces.

Harold II mortellement blessé

Les défenses des anglais sont enfoncées. Une flèche, tiré par un archer normand anonyme, vient se ficher dans l'oeil droit d'Harold. Le roi est mort, tout est perdu pour le camp anglais.

Les conséquences
Abbatiale de Westminster - Photo utilisée avec l'aimable autorisation de P. Davodeau

Après Hastings et la mort d'Harold, tout est joué pour Guillaume. L'Angleterre est à sa merci. Il ne lui reste plus qu'à se faire couronner.

 25 decembre 1066 3 : Guillaume le conquérant
Duc de Normandie et roi d'Angleterre   
[vers 1028 / 9 septembre 1087]
[Biographie]
Guillaume le conquérant
est couronné roi d'Angleterre à Westminster.

Cette bataille marque un tournant de l'histoire de l'Angleterre, car d'anglo-saxonne, elle devient définitivement normande. Le roi Guillaume accapare tous les territoires (disparition du franc-alleu) et installe sa noblesse normande.

Elle marque aussi un tournant dans l'histoire de France, en particulier dans les relations avec l'Angleterre. Par la prise de pouvoir de Guillaume, le roi d'Angleterre devient un important seigneur féodal du continent, mais aussi un vassal du roi de France pour la Normandie, puis bientôt l'Anjou et l'Aquitaine. Ce puissant vassal va vite devenir très dangereux pour le roi de France. Là sont les germes des deux guerres de cent ans.