la bataille de Castillon
17 juillet 1453
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Charles VII - Photo utilisée avec l'aimable autorisation du musée Jeanne d'Arc de Rouen
Charles VII - Photo utilisée avec l'aimable autorisation du musée Jeanne d'Arc de Rouen

Nous sommes à la fin de la guerre de cent ans. Depuis le sacre de Charles VII, la victoire est dans le camp des français.

 17 juillet 1429 1 : Charles VII est sacré roi de France à Reims.
 21 septembre 1435 2 : Traité d'Arras entre Charles VII et Philippe le bon = Fin du conflit entre Armagnacs et Bourguignons.
 13 avril 1436 3 : Libération de Paris.

Après avoir fait la paix avec les Bourguignons, Charles VII a récupéré le controle de la quasi totalité du pays. Il a même reconquis les provinces de Normandie et d'Aquitaine, fiefs historiques des rois d'Angleterre depuis des siècles. L'Aquitaine en particulier avait pour duc le roi d'Angleterre depuis près de 3 siècles.

 10 novembre 1449 4 : Charles VII rentre dans Rouen libérée, 20 ans après Orléans. C'est alors la 3ième ville du royaume après Paris et Lyon.
 29 juin 1451 5 : Bordeaux est reprise aux anglais par les troupes de Charles VII.

Le roi d'Angleterre Henri VI tente une reconquête de cette dernière province, profitant du mécontentement qu'ont suscités les mesures autoritaires de Charles VII. Il charge de cette mission l'un de ses plus célèbres chefs de guerre : John Talbot. Bordeaux est reprise sans grande difficulté.

 23 octobre 1452 6 : Bordeaux est reprise par les troupes de John Talbot.

Charles VII ne peut laisser le roi d'Angleterre reprendre pied dans le sud de la France. Il envoie une armée avec pour mission de détruire cette armée de reconquête.

Henri VI d'Angleterre - Reproduction de sceau utilisée avec l'aimable autorisation du site Sigillum
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les protagonistes
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France moderne
Angleterre moderne
Angleterre moderne
France moderne

Coté anglais, le commandement est assuré par John Talbot.

France moderne

Coté français, l'expedition est commandée par les frères Jean et Gaspard Bureau.

le déroulement
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Les troupes françaises étaient largement supérieures en nombre (de l'ordre de 10.000 hommes face à de l'ordre de 5.000 hommes), mais surtout elles étaient pourvu d'une puissante artillerie (de l'ordre de 300 pièces). Arrivée près de Castillon, l'armée se retrancha dans un camp, dans une position particulièrement avantageuse. Abrités par des rivières et des defenses solides, les français ne peuvent être attaqués efficacement que par le sud, direction vers laquelle ils pointent toute leur artillerie.

John Talbot croit la garnison anglaise qui tient Castillon menacée, et décide d'aller à son secours avec ses troupes basées à Bordeaux. Il tombe dans le piège en lançant l'assaut du camp, précisement là où les français attendent les troupes anglaises.

La suite est un carnage : les troupes anglaises tentent hardiement (suicidairement aussi) d'attaquer sous le feu de l'artillerie. Les pertes françaises sont très faibles, l'armée anglaise et décimée. Quand les anglais survivants finissent par se débander, la cavelerie française entre en action et acheve de transformer la déroute en desastre. John Talbot est du nombre des victimes.

La bataille est incontestablement une victoire française.

Mort de Talbot - Photo du domaine public tirée du site wikipédia
Mort de Talbot - Photo du domaine public tirée du site wikipédia
les conséquences
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Après la mort de Talbot, les places forte anglaises de Guyenne se rendent toutes. C'est la dernière bataille de la guerre de cent ans qui vient de se jouer. Le conflit ne sera vraiment terminé qu'avec la Trêve de Picquigny, mais il n'aura plus de nouvelle péripétie militaire.

Le roi de France a chassé le roi d'Angleterre du continent (sauf de Calais que les anglais controleront encore un siècle) et s'est ainsi débarassé de son plus dangereux vassal.

Sur le plan stratégique, l'artillerie vient de démontrer l'étendue de sa puissance quand elle est utilisée intelligement. Cette bataille sonne le glas du modèle traditionnel de bataille médiévale, où la charge de cavalerie lourde était reine. Desormais, l'artillerie quitte son rôle de soutien pour devenir une pièce maîtresse de l'armée. La cavalerie reste une force de frappe mobile d'élite, mais n'est plus l'élément majeur des batailles. C'est tout un système stratégique qui s'effondre.

En Orient, Constantinople vient de tomber aux mains des Turcs. La manière de faire la guerre est irrémédiablement changée, la guerre de cent ans se termine, l'empire romain d'orient est anéanti : C'est la fin d'une époque, la fin du Moyen Age.

 29 mai 1453 7 : Chute de Constantinople prise par les Ottomans qui en font leur capitale (Istanbul). Fin du Moyen Age.
 29 août 1475 8 : Trêve de Picquigny avec l'Angleterre : fin officielle de la 2nde guerre de Cent Ans.
France après la guerre de cent ans
La France après la guerre de cent ans
Sources des dates citées dans cette page :
 - 1 (17 juillet 1429) : d'après "la chronologie de l'histoire de France" de JC Volkmann p 37
 - 2 (21 septembre 1435) : d'après "l'histoire chronologique et généalogique de la maison royale de France" du père Anselme de Sainte Marie tome III, p 204
 - 3 (13 avril 1436) : d'après "l'histoire chronologique et généalogique de la maison royale de France" du père Anselme de Sainte Marie tome I, p 116
 - 4 (10 novembre 1449) :  d'après "la Grande Encyclopédie Larousse", tome 11 p 6040, visible sur Gallica
 - 5 (29 juin 1451) : d'après Wikipédia article Histoire de Bordeaux
 - 6 (23 octobre 1452) : d'après Wikipédia calendrier
 - 7 (29 mai 1453) : d'après "atlas historique" de la Librairie Académique Perrin p 203
 - 8 (29 août 1475) : d'après "l'histoire chronologique et généalogique de la maison royale de France" du père Anselme de Sainte Marie tome I, p 120 - il y est parlé d'un traité conclu à Amiens, Picquigny étant tout proche
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